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Les cambriolages ont toujours existé

De la nécessité d’une prise de conscience générale

Crédit photo : Pixabay

C’est vrai. Tout comme les maladies ou les accidents de la route. Arrête-t-on de soigner les malades et de chercher des remèdes pour autant ? Laisse-t-on les gens mourir sur les routes sans rien tenter afin de les sauver ? Les cambriolages ne doivent rien à un phénomène naturel contre lequel nous serions impuissants. Des solutions existent pour se protéger à titre individuel ou collectif.

A quand une vraie prise de conscience ?

Le parallèle avec la sécurité routière est évident. Jusqu’à ce que l’Etat décide de s’attaquer au problème, au début des années 90, il y avait, depuis les années 60, plus de 10.000 morts par an sur les routes, avec des pics à 16.000 décès annuels.

Aujourd’hui, même si la stratégie déployée est discutable, les résultats sont là. Depuis 2010, on évolue sous les 4.000 morts annuels. Certes, on ne peut pas se satisfaire de tels chiffres, mais un travail énorme a été accompli et des milliers de vies épargnées.

Comment cela a-t-il été rendu possible ?

Grâce à la volonté de l’Etat et à une prise de conscience collective. L’Etat a mis en place de grandes mesures, les normes ont poussé les constructeurs à rendre les voitures plus sûres et les gens ont été entraînés dans cette dynamique volontariste.

Si certains conducteurs font naturellement plus attention, d’autres ont besoin de piqûres de rappel. C’est pourquoi l’Etat a basé une partie de sa politique de sécurité routière sur la dissuasion, notamment sur l’axe de la vitesse, avec la généralisation des radars, fixes et mobiles.

Ainsi, sachant que vous êtes constamment sous pression, vous respectez cette règle. Dès que vous l’enfreignez, ce sont des points en moins sur le permis assortis d’une amende, voire la confiscation de votre véhicule et la prison pour les grands excès de vitesse.

Les résultats, quoiqu’on en dise, sont là. Il reste énormément à faire, mais ils sont là : 6.000 à 12.000 vies sauvées chaque année, c’est tout sauf négligeable.

Aujourd’hui, que se passe-t-il en matière de cambriolages ?

Il n’y a pas encore eu cette prise de conscience généralisée. L’Etat, pour une raison que j’ignore, minimise la situation, catastrophique, des délits touchant aux logements. Plus jamais descendus sous la barre du million annuel, depuis 2011.

L’Etat ne donne pas l’impulsion pour créer la même dynamique qu’avec la sécurité routière. Ce n’est pas une raison pour abdiquer. Vous avez le pouvoir faire bouger les lignes. Vous avez la possibilité de prendre conscience du fléau et d’agir. L’immense majorité des gens ne s’en donne pas la peine.

Comment agir au niveau individuel ?

Vous pouvez vous informer. Chercher à s’informer est déjà un grand pas dans la sécurisation de votre logement. Vous saurez comment agissent les voleurs, quels sont les facteurs aggravant le risque, etc. Vous pourrez également augmenter votre vigilance, être plus prudent sur certains points sensibles dont vous ne soupçonniez pas l’existence. Notamment sur les vols par ruse, qui ont les mêmes conséquences pour vous, et qui sont tout aussi nombreux que les cambriolages.

Vous pourrez aussi mieux choisir vos fermetures. Au lieu de viser les seuls critères esthétiques ou d’isolation, vous pourrez vous orienter vers des produits répondant à des normes de sécurité à l’effraction, sans sacrifier le design ou la variable thermique. Jetez par exemple un oeil à cet article traitant des fenêtres. Vous pouvez aussi nous contacter si vous souhaitez plus de précisions sur les solutions alliant sécurité et confort thermique.

Enfin, vous pourrez entraîner dans votre sillage votre famille, vos amis et vos voisins. C’est peut-être vous, en plus de dizaines ou de centaines de milliers d’autres personnes, qui serez les instigateurs de la prise de conscience au niveau de l’Etat.

L’Etat doit prendre le relais

L’Etat doit avoir une politique efficace de lutte contre les cambriolages. Actuellement, on peut juste constater que la méthode, si on peut la désigner ainsi, ne fonctionne pas. Les chiffres sont médiocres pour ne pas dire effrayants.

Contrairement à la sécurité routière où de grandes mesures ont été prises, là, c’est le vide sidéral. Pour un malfaiteur, aucune autre activité criminelle n’est aussi intéressante que les cambriolages. Le risque est inexistant, même avec un casier bien fourni. En revanche les profits générés par cette activité sont conséquents. Il n’existe même plus la peur du gendarme. Constamment, ils sont pris pour cible par des voleurs sans scrupules. Comme cela s’est produit début juillet, dans la Somme, où deux gendarmes ont été blessés, dont l’un gravement. En avez-vous entendu parler ?

L’Etat doit prendre ses responsabilités. S’il ne veut pas le faire, alors c’est à chacun de nous de lui montrer le chemin. Grâce aux mesures que je viens de vous détailler, mais aussi, comme je l’explique dans mon guide anti-cambriolage, en faisant exploser les statistiques des cambriolages.

Chaque victime de tentative de cambriolage, de cambriolage ou de vol par ruse, doit systématiquement déposer une plainte pour faire bondir les chiffres de cette délinquance. Trop de victimes ne le font pas et cela contribue à laisser l’Etat dans son déni. Confronté à une explosion sans précédent des chiffres, il n’aurait pas d’autre choix que d’agir.

Le dépôt de plainte doit devenir un réflexe citoyen car compter obtenir justice et réparation semble illusoire à l’heure actuelle.

Toute cette politique, cette prise de conscience, c’est ce qui s’est passé pour la sécurité routière. Elle est nécessaire pour régler le problème des cambriolages. Alors, oui, ils existeront toujours mais on peut les réduire considérablement si le travail est collectif. Citoyens et Etat peuvent avancer main dans la main pour enrayer le mal.

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