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Cambriolages : y a-t-il une réelle volonté politique d’en finir ?

Lettre ouverte du 6 septembre 2017 : bilan provisoire

Crédit photo : Pixabay

Comme promis, voici un bilan intermédiaire de la lettre ouverte envoyée aux principaux responsables politiques, le 6 septembre dernier.

Cette lettre a d’abord trouvé un écho sur Agoravox où, malgré une nouvelle méthodologie de comptage des plus restrictives, l’article qui lui était consacré a recueilli plus de 4.000 lectures en quelques jours et s’est hissé en haut du classement des articles les plus consultés la semaine de sa parution.

Sur Facebook, cette lettre a atteint près de 20.000 personnes, occasionnant plus d’un millier d’interactions (clics sur le lien de l’article, partages et réactions).

C’est également l’article le plus lu depuis le lancement de notre magazine en ligne.

Les nombreux messages et témoignages que nous avons reçus témoignent aussi de l’inquiétude que ce sujet provoque chez nos lecteurs. Ils partagent les idées que nous développons et, surtout, trouvent opportun d’interroger les politiques sur ce thème afin de savoir comment ils comptent résoudre ce problème.

Justement, qu’en est-il de la volonté politique de combattre ce fléau ?

Le bilan d’étape est le suivant :

Envois Date d’envoi Réponse de courtoisie Réponse motivée
43 e-mails 06 septembre

0

0

9 courriers postaux 06 septembre

0

0

1 e-mail 13 septembre

0

0

Quelle conclusion tirer de ce bilan intermédiaire ?

Plusieurs interprétations sont possibles.

Soit nous manquons de chance et toutes les adresses collectées pour contacter les politiques sont fausses. Aussi bien celles communiquées sur les sites de l’Assemblée nationale, du Sénat, du Parlement européen, des conseils généraux ou régionaux, que sur les sites officiels des partis politiques.

Toujours par manque de chance sans doute, nous n’avons reçu aucun message d’erreur consécutif à l’envoi desdits e-mails. Manque de pot sur toute la ligne, toutes les lettres expédiées par voie postale n’ont pas non plus atteint leurs destinataires.

Autre possibilité, tous les politiques contactés sont tellement occupés à travailler dans l’intérêt collectif qu’ils n’ont pas encore eu le temps de formuler une réponse, fut-elle de courtoisie…

Du théâtre ?

Soit, et c’est malheureusement le scénario le plus plausible, ils n’ont absolument aucune envie d’agir, contrairement à ce qu’ils laissent entendre dans les médias. Depuis l’envoi de cette lettre ouverte, nous observons certains destinataires squatter plateaux télé et radios pour y faire leur petit numéro. C’est assez inquiétant. Inquiétant dans le sens où nous les avons sollicités sur un sujet bien précis avec des interrogations qui le sont tout autant et que nous n’avons pas obtenu un seul retour. Même pas un courrier du type « Nous allons étudier la question, blablabla… ». Les cambriolages ne semblent pas les intéresser le moins du monde. L’insécurité qui empoisonne la vie de milliers de citoyens chaque jour, non plus. Votre sort, votre intégrité physique, la sécurité de votre famille, rien de tout cela ne semble les préoccuper, a priori.

Pas la moindre réponse, c’est tout de même assez édifiant. Cela illustre parfaitement le fossé existant entre les politiques et le peuple. Et, ceci expliquant cela, on comprend mieux pourquoi le peuple ne fait plus aucune confiance aux politiques. Le sentiment de ne pas être entendu, peut-être ?

Et maintenant ?

Nous n’allons pas laisser les cambriolages continuer à prospérer sans qu’un débat public ait lieu. C’est la raison pour laquelle nous allons relancer toutes les personnes contactées par e-mail. Tel que c’est parti, nous ne nous berçons pas trop d’illusions quant aux chances d’obtenir une réponse de leur part.

Malgré tout, nous souhaitons aller au bout de la démarche et savoir si, oui ou non, les politiques ont un rôle à jouer dans la résolution du problème. Nous dresserons un bilan final de cette opération dans quinze jours, en espérant que certains responsables politiques se soient clairement positionnés entretemps.

Les cambriolages : un grave problème de sécurité nationale

De plus en plus d’experts s’accordent pour dire qu’il existe une porosité entre les différentes faces du crime et de la délinquance. Cet article retrace le parcours de djihadistes, dont plus de la moitié avaient un passé de délinquants.

On voit dans les attentats qui nous meurtrissent que la partie logistique demande beaucoup d’argent pour la préparation. Quel meilleur moyen pour se constituer un trésor de guerre que les cambriolages ? L’argent amassé servira à acheter tout ce qui est nécessaire à l’accomplissement de l’acte terroriste.

Dans le compte-rendu, numéro 40 du 23 mars 2016, de la Commission de la défense nationale et des forces armées, de l’Assemblée nationale, le Général Denis Favier, alors Directeur général de la Gendarmerie nationale, ne fait aucun mystère du lien entre terrorisme et grande délinquance.

On peut donc considérer que les cambriolages sont un moyen efficace de générer des gains servant à financer des activités criminelles plus violentes telles que le terrorisme. Rien ne peut être exclu en la matière.

Restaurer l’autorité de l’Etat

Dans le domaine de la sécurité, tout est étroitement lié. Ainsi, négliger la lutte contre les cambriolages et toute forme de délinquance, c’est laisser le terrorisme s’installer et prospérer. Le problème des cambriolages est beaucoup plus grave qu’un « simple » préjudice individuel. Une certitude : en cas de cambriolage, vous perdrez de l’argent. Mais le pire n’est pas là, non. Le pire, c’est que vous mettez votre intégrité physique sur la table en cas de cambriolage. Les séquestrations et les agressions lors des vols à domicile battent des records. Enfin, toute cette délinquance constitue le terreau des réseaux terroristes qui recrutent volontiers chez ces caïds.

Il est donc impératif de traiter le problème de la délinquance d’une façon beaucoup plus globale et de mesurer les conséquences de l’inaction et de la politique irresponsable de bienveillance dont bénéficient les cambrioleurs. Régler le problème aux origines du mal est crucial, pour ne pas écrire vital.

Toutes les déclarations d’intention des politiques, concernant la lutte contre le terrorisme, ne sont rien si le problème majeur de la délinquance n’est pas résolu. Les cambriolages sont un moyen pour les terroristes de financer leurs activités. Donc, négliger ce fléau, c’est laisser le champ libre au terrorisme, à la criminalité et à la délinquance au quotidien.

Vous le savez, les politiques ne sont réceptifs qu’aux chiffres. Plus nous serons nombreux à relayer cet article, plus nous aurons de chances de nous faire entendre. Avec cette lettre ouverte, nous faisons notre devoir citoyen. A chacun de faire le sien.

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Article présenté par

Entrepreneur et artisan depuis 15 ans, Laurent Criado est également fondateur du magazine leguideimmobilier.com et auteur du Guide pratique de l’achat immobilier et du Guide pratique anti-cambriolage.

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