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En cas de cambriolage, je suis assuré

Ne prenez pas de risques inutiles

Crédit photo : Pixabay

Encore une fois, le parallèle avec les accidents de la route est intéressant. Quand vous conduisez, vous êtes assuré. Pourtant, vous ne vous reposez pas sur votre assurance pour minimiser la gravité d’un accident.

Imaginez-vous un instant dire : « Même si j’ai un accident de voiture, ce n’est pas grave je suis assuré ». Vous ne connaissez jamais d’avance la gravité d’un accident. Il peut être léger et matériel ou très grave. Un accident peut vous plonger dans un fauteuil roulant à vie. Vous, mais aussi celles et ceux que vous aimez. Tout comme il peut être mortel pour un, plusieurs ou tous les occupants du véhicule. Vous êtes assuré et, pourtant, vous ne voulez pas connaître l’expérience de l’accident grave.

Avez-vous envie de parier contre vous ?

Pour les cambriolages, la situation est similaire. Vous ne pouvez jamais connaître l’ampleur du sinistre. A la différence près que la garantie vol n’est pas obligatoire dans un contrat d’assurance. Vous n’êtes donc peut-être pas assuré et vous ne le savez pas. Ensuite, contrairement aux assurances automobiles, il n’existe pas de tronc commun à l’assurance habitation. Chaque contrat d’assurance fait loi. Et chaque assureur possède ses propres conditions pour couvrir un risque.

Cela nécessite de lire, de comprendre et de négocier les conditions d’un livret d’une bonne cinquantaine de pages que vous signez sur un coin de bureau en souscrivant votre assurance. Vous ne le lisez pas, bien entendu, et y apposez quand même votre signature. Elle vous engage. Ce n’est qu’en cas de cambriolage que vous le lirez, tant bien que mal, pour constater vos erreurs.

Vous ignoriez l’existence d’une franchise globale, par pièce et par objet. Des plafonds d’indemnisation ainsi que des coefficients de vétusté. Beaucoup de choses qui vous feront dire : « Les assureurs, ce sont tous des voleurs ». Vous aurez tort. Il n’y a pas de mauvaise assurance, il n’y a que de mauvaises couvertures par rapport à un risque donné. Le seul fautif ce sera vous et uniquement vous.

Il n’y a pas que l’argent qui compte

Sortons un peu de l’aspect financier d’un cambriolage pour en venir au pretium doloris. C’est un terme juridique qui détermine, en quelque sorte, le prix de la douleur. Ce terme est employé pour désigner un dommage lié à un traumatisme physique ou moral.

Par exemple, à combien évaluez-vous votre préjudice si vous subissez une séquestration chez vous ? Le préjudice serait-il plus important ou plus faible en fonction de la méthode employée pour vous passer à tabac ? Coups de poings ou coups de crosses auront-ils la même valeur ? Le viol de votre compagne, à combien l’évaluez-vous ? Et la mort de votre conjoint ? Ou encore la peur et les cauchemars de vos enfants ?

Penser que les cambriolages se résolvent grâce à l’assurance montre à quel point vous ne soupçonnez pas l’effrayante réalité qui guette chacun de nous. Sans doute pas sciemment, mais c’est un ensemble de choses qui vous poussent à ne pas agir : « Pas le temps… Plus tard…Pas envie de stresser avec ça… Ce n’est pas grave ».

Des gens meurent des suites d’un cambriolage, des familles entières plongent dans l’horreur en une fraction de seconde. L’exemple de cette famille dont le père a été retrouvé mort après le départ de six faux gendarmes qui s’étaient introduits au domicile de la famille. On ne parle plus de préjudice financier là.

Jusqu’au jour où un cambrioleur, ou plusieurs, vous feront repenser à ces lignes au moment où ils vous tireront de votre lit pour vous bâillonner, vous attacher et vous faire passer le plus mauvais moment de votre vie. Ou s’en prendre à vos enfants comme dans cet exemple où des bébés ont été frappés.

Arrêtez de vous reposer sur votre assurance pour soi-disant garantir votre sécurité et celle de votre famille. Vous êtes assuré auprès de l’assurance-maladie. Avez-vous envie de vous retrouver à l’hôpital ou d’y voir vos enfants pour autant ? Bien sûr que non.

La solution est en vous

Alors, réveillez-vous et agissez ! Faites le nécessaire pour vous épargner l’expérience violente, traumatisante d’un cambriolage. Le message des pouvoirs publics : chaque citoyen doit devenir acteur de sa propre sécurité. Ce message est inquiétant car, à ce moment-là, nous sommes en droit de nous demander à quoi sert l’Etat et pourquoi nous payons des impôts si l’Etat ne veut plus assurer ses missions régaliennes.

Ce n’est pas non plus une raison pour tout attendre de l’Etat. S’informer, se préparer, se protéger des cambriolages demande en premier lieu une prise de conscience générale sur l’ampleur de la catastrophe. C’est l’objectif de mon guide. Comme il ne s’agit pas de tomber dans le sensationnalisme, il détaille de nombreux conseils pour mettre en œuvre des actions concrètes afin de réduire considérablement le risque de devenir victime.

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Article présenté par

Entrepreneur et artisan depuis 15 ans, Laurent Criado est également fondateur du magazine leguideimmobilier.com et auteur du Guide pratique de l’achat immobilier et du Guide pratique anti-cambriolage.

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